Une page se tourne. Encore une. Le livre commence à être épais. Un été de plus derrière nous. Eté 2008, Adieu. On accumule les souvenirs. Et avec eux les fous rires, les coups de gueules, les expériences, les exploits, les erreurs, les photos, les rencontres. Toutes ces petites choses qui tissent ce présent, lui donnent de la matière. Ce présent qui deviendra passé. Qui d’ailleurs est déjà passé. Un été de plus est fini. Finies les soirées qui n’en finissent pas, finies toutes ces heures à parler, à se refaire le monde.
La routine reprend : bus, lycée, dodo. Adieu la chaleur, l’insouciance. Bonjour le stress et la mélancolie. Et ce jusqu’à juin. Et là, boum ! Diplôme National du Baccalauréat. Qu’on obtiendra, pour la plupart, je le sais. Avec mention, pour beaucoup. On dira adieu aux « années lycée ». A ces années qu’on a rêvées plus que vécues. Vous les avez vues passer vous ? Pas moi…
Puis l’été recommencera. A la fois différent et éternel. Eternel dans ce qu’il aura d’ultime, de frontière. Dernier été d’une époque achevée. On sortira (beaucoup), on se reposera (un peu), on travaillera (juste ce qu’il faut), on sortira (tellement). Sans réfléchir. Et après… Et après ? Et après, on oubliera. On oubliera Fauré, on oubliera la grande majorité de ces gens qui auront partagé notre quotidien pendant près de trois ans. On oubliera ce qu’on a été pour se concentrer sur ce que l’on va devenir. Il restera les vrais, et encore.
Et tout recommencera : une autre époque, d’autres lieux, d’autres gens. On continuera à accumuler les souvenirs. Jusqu’à ce que le livre soit plein. Qu’on le referme. Pour toujours. A ce moment la, on dira Adieu, encore une fois. Adieu à notre Jeunesse cette fois.
Et un autre livre s’ouvrira, prêt à être écrit. Je l’appellerai Vie Active. Oui ces mots font peur, je sais. Mais ça arrivera. Tôt ou tard. Pour moi, le plus tard sera le mieux. Je veux profiter encore de cette Jeunesse fuyante qui me file entre les doigts. Mais je ne sais que trop bien qu’essayer de ralentir le temps est illusoire. On fera comme tout le monde, on grandira. On oubliera.
Puis on vieillira et une fois sur le point de mourir, on se souviendra. De ce qu’on voulait être, de tout ce qu’on voulait faire et accomplir. Et ce jour-là, on ouvrira les yeux sur ce que l’on est devenu. Mais cette prise de conscience, trop tardive, ne servira à rien. Notre vie sera finie et on n’aura pas accompli le tiers de ce qu’on s’était promis de faire.
Alors trinquons, les filles! Trinquons pendant qu’il en est temps!
A cette jeunesse dorée, à cette amitié bénie!
03/09/08
Bye-bye High School
Voilà, on y est. Adieu lycée. Adieu messieurs-dames les professeurs. Adieu 3 années de nos vies. Ça fait tout drôle 3 années qui s’enfuient sans prévenir. Ah, on m’avait prévenue ? Désolée, je n’avais pas entendu. Ou je n’avais pas voulu entendre. Au choix.
Et les gens qu'est-ce qu'on leur dit? Et LUI qu'est-ce que je lui dis? Qu'est-ce
qu'on dit au moment de quitter une complicité de 2 ans? AUREVOIR? C'est nul aurevoir...
15/06/09