Lundi 29 juin 2009


 

Une page se tourne. Encore une. Le livre commence à être épais. Un été de plus derrière nous. Eté 2008, Adieu. On accumule les souvenirs. Et avec eux les fous rires, les coups de gueules, les expériences, les exploits, les erreurs, les photos, les rencontres. Toutes ces petites choses qui tissent ce présent, lui donnent de la matière. Ce présent qui deviendra passé. Qui d’ailleurs est déjà passé. Un été de plus est fini. Finies les soirées qui n’en finissent pas, finies toutes ces heures à parler, à se refaire le monde.

 

La routine reprend : bus, lycée, dodo. Adieu la chaleur, l’insouciance. Bonjour le stress et la mélancolie. Et ce jusqu’à juin. Et là, boum ! Diplôme National du Baccalauréat. Qu’on obtiendra, pour la plupart, je le sais. Avec mention, pour beaucoup. On dira adieu aux « années lycée ». A ces années qu’on a rêvées plus que vécues. Vous les avez vues passer vous ? Pas moi…

 

Puis l’été recommencera. A la fois différent et éternel. Eternel dans ce qu’il aura d’ultime, de frontière. Dernier été d’une époque achevée. On sortira (beaucoup), on se reposera (un peu), on travaillera (juste ce qu’il faut), on sortira (tellement). Sans réfléchir. Et après… Et après ? Et après, on oubliera. On oubliera Fauré, on oubliera la grande majorité de ces gens qui auront partagé notre quotidien pendant près de trois ans. On oubliera ce qu’on a été pour se concentrer sur ce que l’on va devenir. Il restera les vrais, et encore.

 

Et tout recommencera : une autre époque, d’autres lieux, d’autres gens. On continuera à accumuler les souvenirs. Jusqu’à ce que le livre soit plein. Qu’on le referme. Pour toujours. A ce moment la, on dira Adieu, encore une fois. Adieu à notre Jeunesse cette fois.

 

Et un autre livre s’ouvrira, prêt à être écrit. Je l’appellerai Vie Active. Oui ces mots font peur, je sais. Mais ça arrivera. Tôt ou tard. Pour moi, le plus tard sera le mieux. Je veux profiter encore de cette Jeunesse fuyante qui me file entre les doigts. Mais je ne sais que trop bien qu’essayer de ralentir le temps est illusoire. On fera comme tout le monde, on grandira. On oubliera.

 

 

Puis on vieillira et une fois sur le point de mourir, on se souviendra. De ce qu’on voulait être, de tout ce qu’on voulait faire et accomplir. Et ce jour-là, on ouvrira les yeux sur ce que l’on est devenu. Mais cette prise de conscience, trop tardive, ne servira à rien. Notre vie sera finie et on n’aura pas accompli le tiers de ce qu’on s’était promis de faire.

 

 

 

Alors trinquons, les filles! Trinquons pendant qu’il en est temps!

A cette jeunesse dorée, à cette amitié bénie!

 

 

 

03/09/08

 

 

 

 


 

 

Bye-bye High School

Voilà, on y est. Adieu lycée. Adieu messieurs-dames les professeurs. Adieu 3 années de nos vies. Ça fait tout drôle 3 années qui s’enfuient sans  prévenir. Ah, on m’avait prévenue ? Désolée, je n’avais pas entendu. Ou je n’avais pas voulu entendre. Au choix.

Et les gens qu'est-ce qu'on leur dit? Et LUI qu'est-ce que je lui dis? Qu'est-ce qu'on dit au moment de quitter une complicité de 2 ans? AUREVOIR? C'est nul aurevoir...

 

 

15/06/09

 

Par Désillusionnée
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Lundi 29 juin 2009


« Ceci n’est pas un récit d’exploits impressionnants. C'est un fragment de la vie de deux êtres qui ont parcouru un bout de chemin ensemble en partageant les mêmes aspirations et les mêmes rêves. »

Ernesto Guevara de la Serna - 1952

 

 

Partez à la découverte de l’Amérique Latine avec celui qui deviendra le Che, un des révolutionnaires les plus emblématiques de l’Histoire. Mais quand commence le périple, il n’est encore qu’Ernesto Guevara de la Serna, jeune étudiant en médecine. A l’image du Don Quijote de Miguel Cervantès, il part explorer le continent latino-américain à bord d’une vieille moto, baptisée la Vigoureuse, avec son ami Alberto Granado. Et la réalité qu’ils soupçonnaient seulement par les livres va s’imposer à eux : ils vont découvrir la beauté de leur continent et la misère de leurs compatriotes. Au fil des rencontres et des étapes, l’on sent la sensibilité des personnages évoluer. Ils essaient à leur manière de réagir face à la misère, à la maladie, à l’exploitation ; ils tentent d’aider les êtres humains qui croisent leur route.

Et à la lumière de l’Histoire, on voit petit à petit se forger sous nos yeux, sur fond de panaméricanisme, la personnalité du révolutionnaire.

 


Carnets de voyage, ou l’éveil d’une conscience.

Par Désillusionnée
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Lundi 29 juin 2009



Une étrange maladie se répand depuis bientôt 6 ans en France… Symptômes discrets, dépendance progressive, aliénation abrutissante peuvent vous permettre de la détecter. Allez, réfléchissez, je suis sûre que vous pouvez trouver ! Si je vous dis… besoin d’admiration ? poubelle publique ? vie insignifiante ? besoin de reconnaissance ? Vous répondez… Skyblog.com ! Ah quand même ! Merci.

Maintenant, un petit peu d’histoire. Hé non l’histoire ne peut pas toujours être digne d’intérêt ! Cette sombre aventure débute en décembre 2002 grâce à (ou à cause de, ça dépend comment on voit les choses !) Pierre Bellanger. Liée à la radio française Skyrock, la plateforme de blogs au nom très imaginatif Skyblog.com, devenue depuis Skyrock.com, s’est très vite imposée comme le réseau social privilégié d’une catégorie de personnes assez… affligeantes. On compte aujourd’hui plus de 20 millions de blogs… et quels blogs !

Vous avez peur d’être atteint de cette inquiétante maladie ? Voyons… Vous avez entre 12 et 20 ans ? Vous ne portez pas spécialement l’eaurtaugraffe (euh pardon, orthographe !) dans  votre cœur ? Vous êtes un grand adepte des néologismes (même si vous ne savez pas ce que c’est…) ? Vous adoooooooooooooorez les délires calligraphiques illisibles très répandus sur nos chers skyblogs (même mon traitement de texte ne connaît pas ce mot, il me propose stylos, et il n’a pas tort : il faudrait peut-être apprendre à vous en servir…) ? Vous avez dans votre ordinateur tout un dossier de photos intitulé MOI ? Vous n’avez aucune notion de droit d’auteur? Alors oui, vous êtes atteints… Mais rassurez vous, vous n’êtes pas les seuls ! Personnellement, ça ne me rassurerait pas mais c’est bien ce que vous recherchez non ? Rentrer dans le rang, être comme tout le monde ?

Mais j’exagère. On dira ce que l’on veut, les skyblogs sont un moyen d’expression intéressant… si utilisé à bon escient ! Facile d’accès et d’utilisation, ils peuvent être pratiques et porteurs d’idées. Mais il faut bien admettre qu’une véritable génération de la débilité s’est développée autour de cet outil. Sérieusement, avez-vous déjà vu ailleurs des personnes étaler leur vie plus qu’insignifiante au vu et au su de tous ? Expression démesurée de "sentiments", exacerbation de la moindre émotion, égocentrisme, vanité sont au rendez vous à chaque page ! Tout utilisateur a également la possibilité de commenter la vie des autres en postant un « commentaire ». Comme si on avait besoin de ça ! Nul n’a jamais eu besoin de susciter le jugement d’autrui, ça a toujours été naturel… S’ajoute donc au reste délires en tout genre, paris débilissimes et engueulades par com’s interposés ! Alors même si Skyrock.com n’a malheureusement pas le monopole de la bêtise juvénile, il reste très bien placé dans les classements.

On assiste également à un massacre systématique de la langue française. L’orthographe est simplifiée au possible, les mots sont même remplacés par leur valeur phonétique plus qu’approximative et les skybloggeurs semblent intarissables dans la substitution des caractères. Par exemple, « Je t’aime mon bébé » (locution légendaire de Skyrock) sera trouvée plus généralement sous sa forme skybloguisée, c'est-à-dire : “j3 t’aiim3 m0n beybey”.




Vous l’aurez compris, la menace des temps moderne, c’est Skyrock.com ! Comme Albert Einstein le dit un jour : « Il n'existe que deux choses infinies. L'Univers et la bêtise humaine... encore que… pour l'Univers, je n’ai pas de certitude absolue. »
Par Désillusionnée
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Lundi 29 juin 2009



Ecrit par Franck Pavloff en 1998, Matin Brun est un roman de 11 pages. Le genre de livre qui se lit d’une traite, pour ainsi dire les yeux fermés. Mais un des ces romans qui fait ouvrir les yeux. Et qui fait peur, très peur. Qui fait réfléchir. Sur la responsabilité civile, sur la démocratie, sur la liberté et la dignité. Un roman qui nous parle de personnages des plus banals, des individus confrontés aux nouveaux décrets du pouvoir en place et qui obéissent d’abord, qui laissent s’installer le malaise… jusqu’à ce qu’il soit trop tard.



A lire, de toute urgence.

 

 

 

 

* Le problème de l'urgence, c'est qu'elle ne se déclare pas comme telle.

Par Désillusionnée
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